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Bonnes journées 2017 !

09/01/2017

Bonnes journées 2017 !

Mieux vaut ne pas être trop précis quand on formule des vœux pour toute une année, aussi nouvelle soit-elle. Comment savoir aujourd’hui ce que l’on souhaite pour les 365 prochains jours ? Ça irait à l’encontre de la vie incarnée, de l’ouverture à l’imprévu, de la découverte qui nous emporte, de la nouvelle qui nous étonne, de l’idée qui nous bouscule, de la rencontre qui nous inspire, de l’instinct que l’on suit, du cœur que l’on écoute à chaque pas.

 

Vous en conviendrez, il est plus sûr de se souhaiter de manière générale une bonne santé plutôt qu’une bonne digestion et une peau moins grasse. Faire des vœux de bonheur, ça ne mange pas de pain non plus mais ça met la pression parce que tout le monde le cherche sans trop savoir où le trouver (demandez à Christophe Maé…). Quant à l’amour… aaah l’amour… parfait exemple de ce qui peut nous tomber dessus sans prévenir et qui peut tout bousculer.

 

On ne sait pas de quoi 2017 sera faite, et ce n’est pas plus mal. Les bonnes choses nous surprendront, quant aux moins bonnes, profitons-en tant qu’elles ne sont pas encore là. Avec un peu de chance, elles n’arriveront qu’au 364e jour de l’année !

 

Gardons une part d’inconnu sur le futur. L’instant présent nous donnera des ailes pour atteindre nos rêves d’avenir les plus lumineux ! 

La démocratie des uns fait le bonheur des autres

07/10/2016

La démocratie des uns fait le bonheur des autres

De bon matin, je lis un premier article : http://www.politis.fr/articles/2016/10/libre-echange-ue-canada-les-manoeuvres-socialistes-pour-etouffer-le-debat-a-lassemblee-35526/

 

Je vous raconte rapidement : Il y a l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne qui est en cours de ratification (on s’était déjà agacé à ce sujet : https://youtu.be/oOJ8pVuP2V8). Puis il y avait la commission des affaires européennes de l’Assemblée Nationale qui examinait une proposition demandant de renoncer à l’application provisoire du CETA tant que les Parlements européens ne l’avaient pas voté. Figurez-vous qu’ils ont démissionné pour une journée – le temps d’un vote sur le gèle temporaire de la ratification du CETA – les députés un peu trop à gauche qui étaient pour ce gèle, et ils les ont remplacés par des députés socialistes mais un peu moins à gauche qui voteraient donc contre ce gèle. Et tout le monde a repris sa place le lendemain du vote. Pratique !

 

Déjà, c’est plus fort que moi, quand je lis “Les parlementaires socialistes sont donc attentifs à ce que le débat sur le Ceta ne fasse pas trop de bruit”, ça me donne immédiatement envie de faire encore plus de bruit.

 

Après avoir lancé un petit rire nerveux de dégoût, je me dis que la politique est un métier et que si on en connaît bien les ficelles, on en fait à peu près ce qu’on veut. Et tout ça dans les règles de l’art, juste en jouant avec les principes de ce qu’on appelle encore une “démocratie”.

 

Le temps de respirer un peu, d’écouter les petits oiseaux qui chantent sous le soleil frais d’octobre, et je tombe sur un deuxième article : http://www.lepoint.fr/societe/bar-identitaire-a-lille-l-aveu-d-impuissance-des-pouvoirs-publics-06-10-2016-2073920_23.php

 

Je vous raconte rapidement : Notre belle ville de Lille a vu ouvrir tout à fait légalement un bar identitaire qu’il est plus commode d’appeler “cercle privé” ouvertement xénophobe, dans lequel seuls les membres sont admis, c’est-à-dire “les patriotes sincères, helléno-chrétiens et Européens de souche”. Et voilà qu’on nous explique que notre pauvre maire Martine ne peut rien faire parce que “C'est un club privé, géré par une association autorisée”. Mince alors ! Je n’irai pas jusqu’à lui demander comment cette association a pu être autorisée…

 

Alors je me dis, là ce matin à la fraîche, qu’il faudrait voir à ne pas trop se foutre de notre tronche quand-même. On l’a vu, quand on veut, on sait trouver des ficelles pour faire ce qu’on veut avec les règles de la République, même en restant dans la légalité (si tant est que ça freine encore quelqu’un). On ne peut pas brandir l’étendard de la démocratie d’un côté pour justifier l’installation pépère de ceux qui la menacent, et de l’autre s’amuser à agiter les marionnettes de l’Assemblée Nationale pour la bafouer.

 

Je dis ça, je ne dis rien… mais ça fait du bien de le dire.